PROTECT YOUR DNA WITH QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe 6 mai 1996, après m’être retiré de la scène publique suite à la fermeture de ma galerie d’art Imagine sur le boulevard Saint-Laurent, je suis réapparu afin de procéder au lancement du premier numéro de la revue littéraire Acacia, qui eut lieu au restaurant Le Commensal sur la rue Saint-Denis, à Montréal. Cet ouvrage collectif, publié par les éditions GÉBÉ, accueillait une douzaine de poètes québécois, deux Français et un Belge: Victor Arame, Chantale Bélisle, Annick Coulombe, Jean Feuillet, Gérard Vallon, Frankline, Grace Gouin, Jocelyne Lamothe, Mady, Clément Pelletier, Marie-Claude Pratte, Susan Nimbley et bien sûr moi-même. Cet ouvrage était magnifiquement illustré par mon amie, l’artiste peintre Thérèse Dulude. Le but évident de la revue était de rassembler et de mettre en valeur le travail de plusieurs écrivains et poètes talentueux, tant québécois qu’européens
Je me souviens comme si c’était hier. Le texte de la quatrième de couverture avait été composé aléatoirement. J’avais découpé deux ou trois vers de chaque auteur et je les avais placés dans une boîte pour les mélanger. J’avais alors tiré au hasard chacun des vers pour les joindre un à la file de l’autre pour en former un texte de présentation. Voici quel en était le résultat :
L'Amour est le désir le plus pur du Coeur - L'Esprit doit se fondre dans la Matière - Tout berger bien guidé doit trouver le Trésor - In the wind the temples call me - Nous contemplons la Terre comme l'astre généreux des recommencements - C'est une fuite sublimée - Je suis la tragique mortalité et la beauté sublime de la fin de la nuit des temps - J'enlève tous mes voiles et je cries Dieu - Grand mouvement de Lumière légère reviens sur lerre pénétrante, claire - Écrase sous tes pieds le serpent des noirceurs - Nous voici dispersés. et bientôt rassemblés - Il y a un Dieu en nous en lequel il faut croire - Terre créer de nouvelles entités - Je Suis est le Verbe Créateur - Je suis Un et c'est moi - Abandonne tes chaînes qui causent tes blessures - Prenons garde à nos âmes, et soyons toujours purs - L'Acacia, symbole de Protection, de Résurrection, d'Immortalité - L'Écriture ne peut être anéantie - Nous sommes prière - Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut - The sun burns like a firey god - Un soleil de lune demande notre ascendance - Dansons dans la Lumière et levons nos drapeaux blancs - Déchiqueter de l'intérieur chaque nouveau printemps - Soyez Un, un dans l'autre - Je suis une roue merveilleuse - Activez l'Accélération Moléculaire - Oeuvre de Terre, Eau, Air et Feu - Il est une île, une oasis où l'on peut enfin être nu - C'est un lieu que l'on veut douillet - Vous êtes tous des dieux - Ici-Maintenant - Devenir Souverains, Maîtres-Rois de nos cellules - Je sus Univers, corps de constellation et de matière, noir dans sa force, et clair.
Guy Boulianne à gauche, Serge Lagacé à droite et Susan Nimbley au centre remettant une de ses œuvres à une invitée lors du lancement de la revue littéraire Acacia, le 6 mai 1996 au restaurant Le Commensal, à Montréal. Susan Nimbley devint plus tard la directrice des communications du Conseil Franco-Québécois de la Culture (CFQC), tandis que Serge Lagacé avait contribué financièrement à la publication de la revue.Deux semaines après la parution montréalaise, je pris l’avion en direction de la France pour m’installer en Bretagne afin d’organiser une tournée de lancement dans plusieurs villes françaises pour faire connaître ce premier numéro de la revue Acacia. La tournée s’est arrêtée dans onze à douze villes de l’Hexagone : Douarnenez, Albi, Vauvert, Mâcon, Charleville-Mézières, entre autres. Elle se distinguait par sa dimension artistique pluridisciplinaire. Certains poèmes de la revue ont été mis en musique et mis en scène pour être présentés au public. L’événement a été mené en étroite collaboration avec Philippe Yvelin et Emmanuelle Rouvray, cette dernière ayant grandement contribué à la mise en scène et à l’habillage musical des textes.
Cette initiative culturelle a attiré l’attention des médias locaux. Elle a généré plusieurs articles de presse et s’est notamment fait remarquer en Bretagne, où l’équipe a bénéficié d’une semaine complète d’entrevues quotidiennes à la radio. À la suite de cette tournée, la revue Acacia a fait l’objet d’un dépôt officiel à la Bibliothèque nationale de France (BnF), assurant ainsi la conservation et la traçabilité de cette collaboration franco-québécoise. Cette expérience marquante de 1996 a d’ailleurs posé les bases de mes engagements futurs dans les échanges culturels transatlantiques. Dès l’année suivante, en 1997, je fondais le Conseil Franco-Québécois de la Culture (CFQC) afin de continuer à tisser des liens artistiques entre les deux continents.
Comme je l’ai mentionné ci-haut, Emmanuelle Rouvray a joué un rôle clé lors de la promotion de la revue littéraire Acacia. C’est elle qui a pris en charge la dimension scénique et musicale du projet. Elle a mis en musique et interprété sur scène plusieurs poèmes issus du recueil, transformant des lectures de textes en véritables spectacles vivants lors de leur tournée dans l’Hexagone. Artiste, chanteuse et metteuse en scène française, Emmanuelle est intimement liée à la musique traditionnelle et à l’interprétation poétique.
Au-delà de la collaboration franco-québécoise, elle est aujourd’hui active dans le milieu de la musique et de la culture en France, plus particulièrement en Bretagne. Elle est répertoriée et reconnue dans le milieu culturel breton, notamment sur des plateformes de référence comme la base de données de la musique bretonne Tamm-Kreiz. Elle participe activement à la vie culturelle de la région à travers des événements de chants traditionnels, des concerts et des Fest-Noz (fêtes de nuit traditionnelles). Emmanuelle fait notamment partie du groupe Les Ribot, une formation ancrée dans le paysage des chants de marins et de la musique traditionnelle, qui se produit régulièrement lors de festivals maritimes et de rassemblements folkloriques en Bretagne. Elle continue de partager sa passion pour le chant et les créations sonores de manière indépendante, notamment via sa page SoundCloud.
C’est d’ailleurs cette collaboration avec Emmanuelle Rouvray et ce fort ancrage culturel en Bretagne qui explique pourquoi la tournée de la revue littéraire Acacia a trouvé un écho si particulier dans cette région en 1996, débouchant sur une semaine entière d’entrevues radiophoniques quotidiennes.
La revue littéraire Acacia était illustrée par mon amie, l’artiste peintre Thérèse Dulude.
J’avais complètement oublié que j’avais publié d’autres numéros de la revue littéraire Acacia. Je me suis remémorer cela en faisant des recherches sur internet. En effet, en 2006, j’avais publié sept nouveaux numéros de la revue Acacia par l’intermédiaire de Mille Poètes, une maison d’édition que j’avais fondé un an plus tôt dans l’État du Delaware, aux États-Unis. Il est encore possible de voir ces numéros dans la Wayback Machide de Internat Archive. Les éditions Mille Poètes avaient été créées pour les auteurs, les poètes, les lecteurs et les amoureux des Lettres. Elles avaient pour tâche principale de faciliter les démarches des artistes en vue de l’édition de leurs œuvres. Voici comment les éditions Mille Poètes se définissaient :
« Mille Poètes travaille de plain-pied dans le troisième millénaire. Nous faisons partie intégrante de cette nouvelle forme de fonctionnement, cette nouvelle forme d’économie, qui nous permet d’accélérer tous les processus, de simplifier toutes les démarches et d’ouvrir toutes les frontières. »
J’ai publié des dizaines d’auteurs par l’intermédiaire des éditions Mille Poètes et de la revue littéraire Acacia. Le 14 octobre 2006, j’étais allé jusqu’à réunir une vingtaine de poètes et d’auteurs dans la belle cité de Carcassonne, en France, pour « une journée mémorable de poésie, de déclamation et de convivialité ». Ce jour-là, les poètes s’étaient déplacés des quatre horizons de la France, d’Algérie et d’ailleurs pour se rassembler en ce lieu mythique des troubadours médiévaux. Ce fut une journée magique ! Cela étant dit, voici le poème que j’avais publié dans le premier numéro en 1996 :
DEPUIS DES SIÈCLES
Depuis des siècles,
L’homme est à l’inlassable recherche de Dieu et de l’Infini.
Depuis des siècles,
L’homme est à la poursuite du Ciel et de son Éternité.
Depuis des siècles,
L’homme est à la Quête de la Vérité.
Depuis des siècles,
L’homme se tue à vouloir percer les Mystères de la Vie.
Et l’homme, depuis des siècles,
Se retrouve face à une incompréhension Universelle.
Il se retrouve face à l’incompréhension car il ne voit pas dans la simplicité, mais recherche toujours dans ce qui n’est pas évident à l’Œil et au Cœur.
Le monde est en guerre car 1l est à la recherche
de la Paix et de l’Amour.
Si vous souhaitez acquérir le premier numéro de la revue littéraire Acacia, publié en 1996, il y a deux exemplaires disponibles ici et ici dans la boutique Livrenpoche (ChouetteCoop) et un autre exemplaire disponible dans la boutique Leboncoin, en France. Cette publication est aujourd’hui très rare à dénicher. Il s’agit donc d’un objet de collection. Profitez-en ! ◾

En savoir plus sur Les œuvres d’art de Guy Boulianne
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


8 hours ago
15



















.png)






.jpg)



English (US) ·
French (CA) ·