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Pour l’évêque Carlos Aguiar Retes, l’encyclique du pape Léon XIV « signifie que l’être humain est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu »

9 hours ago 15

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Je reviens encore une fois sur le sujet de la première encyclique du pape Léon XIV, Magnifica Humanitas, consacrée à la “protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle” ». Dans mon dernier article, je vous faisais part du commentaire que l’un de mes lecteurs avait publié sur mon site internet et dans lequel il affirmait que le pape Léon XIV est en train de nous inciter à interdire les réseaux au mineurs, ce qui signifie selon cet internaute à vérifier la majorité de chaque intervenant. « Autrement dit, c’est une façon d’imposer l’identité numérique obligatoire… et la surveillance des activités de chaque personne ». écrit-il. Comme je l’ai écrit dans ma réponse, le pape sait très bien les dangers que court l’humanité. Il sait très bien aussi, tout comme nous, que la surveillance généralisée est une nouvelle forme d’esclavage. Or, le pape dénonce abondamment les nouvelles formes d’esclavage dans son encyclique “Magnifica Humanitas”. Il écrit au chapitre 4 § 174 :

« La lutte contre les nouvelles formes d’esclavage constitue un test décisif pour le discernement éthique de l’IA et de la transformation numérique. Dans le sillage de la tradition inaugurée par Léon XIII, l’Église renouvelle sa condamnation ferme de toute forme d’esclavage, de traite et de marchandisation des personnes, et rappelle l’urgence d’un vaste mouvement de réflexion et d’action qui place au centre la dignité inaliénable de chaque être humain et le bien commun comme fins de la société et comme critères de tout choix personnel, social et politique. Sans cette réflexion éthique et humanisante, le pouvoir croissant des systèmes numériques risque de nous conduire vers de nouvelles atrocités, non moins honteuses que celles du passé que nous déplorons aujourd’hui, alors que nous continuons à nous présenter comme des sociétés “avancées” et “civilisées”. »

Or, le 31 mai dernier, j’ai reçu par courriel le message d’un autre de mes lecteurs qui m’écrivait :

Cher Guy,

Je viens de lire votre dernier article au sujet de l’encyclique ‘Magnifica Humanitas’, et je me dois de vous avouer mon incrédulité. Vous si éveillé et si critique d’habitude semblez vous faire circonvenir par l’antipape Léon, et de plus sur un terrain qui vous va bien. Je me permets de vous envoyer le lien de deux articles me semble-t-il plus affûtés que celui que vous avez relayé.

Léon est un relais très efficace, très bien masqué, mais aussi très zélé du Nouvel Ordre Mondial. Un successeur bien éduqué mais aussi dangereux, peut-être plus même que ‘François’ le vaccinateur. Et la plupart de ses soutiens se trouvent chez des catholiques bien propres sur eux…

En vous saluant amicalement.

Je répondrai donc ci-dessous car, comme je l’ai déjà écrit, je considère que ma réponse est d’intérêt général. Alors, pour débuter, je rappelle pour une seconde fois qu’un antipape « est une personne qui prétend être évêque de Rome et chef de l’Église catholique, en opposition au pape officiellement élu, ce qui n’est de toute évidence pas le cas ici. » Mon correspondant m’envoie deux articles d’une organisation nommée Aream Suam qui, selon ce qu’on lit sur son site internet, se compose de « catholiques ‘normaux’, sans étiquette, sans obédience, respectueux du Vrai Magistère incarné par les papes légitimes, et qui cherchent la vérité ». J’aimerais bien savoir ce que signifie exactement être un « catholique normal ».

Voici ce que cette organisation déclare après avoir cité le Pape qui écrit dans son encyclique que la magnifique humanité devient en Jésus-Christ le Chemin, la Vérité et la Vie, ouvrant à chacun de nous la voie vers la plénitude : « Attribuer, même implicitement, une telle prérogative à l’humanité signifie déplacer l’accent de la divinité salvifique du Christ vers une sorte d’exaltation de l’humain. Mais la foi catholique n’enseigne pas que l’homme se sauve lui-même ou que l’humanité possède en elle-même une capacité rédemptrice. C’est Dieu qui sauve l’homme, et non l’homme qui s’élève par lui-même. »

Je rappellerai à ces « catholiques normaux » que Léon XIV cite le nom de Dieu près de 100 fois dans son encyclique. Jamais il n’enseigne que l’homme se sauve lui-même ou que l’humanité possède en elle-même une capacité rédemptrice. Il écrit plutôt au chapitre 2 § 49 :

« Si le mystère du Dieu-Amour est la source de la Doctrine sociale, c’est en Jésus-Christ, Verbe incarné, que nous en contemplons le visage le plus concret. En se faisant homme, le Fils de Dieu entre dans notre histoire et dans notre chair, en y apportant l’amour qui l’unit au Père et au Saint-Esprit. En Lui, « le mystère de l’homme trouve sa véritable lumière », car son humanité est pleinement libre, ouverte aux autres, capable de construire des relations solidaires et belles, vouée au don total de soi. Celui qui croit en Lui est associé à la grande œuvre de renouveau inaugurée par le mystère de sa passion, de sa mort et de sa résurrection, et coopère à l’édification du Royaume de Dieu, en apprenant à accueillir chaque homme et chaque femme comme un frère ou une sœur, enfants d’un seul Père. Ainsi, tant l’annonce que l’expérience chrétienne, guidées par l’action de l’Esprit Saint, tendent à générer des conséquences sociales dans le monde. »

Le souverain pontife conclut l’encyclique “Magnifica Humanitas” avec ces paroles : « C’est pourquoi, en tant que croyant parmi les croyants, j’invite à contempler dans le visage du Fils une magnifique humanité qui éclaire également l’ère de l’IA. Dans le Christ nous comprenons que l’homme est appelé à être un collaborateur dans l’œuvre de la création, plutôt qu’un spectateur résigné face à des processus technologiques limitant sa liberté et sa responsabilité. »

Les membres de l’organisation des « catholiques normaux », Aream Suam, écrivent plus loin sur leur site internet : « Plus problématique encore est l’expression « magnifique humanité ». Après le péché originel, la nature humaine est blessée, inclinée au mal, obscurcie dans l’intelligence et affaiblie dans la volonté. Certes, elle conserve sa dignité ontologique, mais parler de l’humanité en termes quasi triomphalistes sans rappeler la réalité du péché risque de déboucher sur un humanisme sentimental incompatible avec le réalisme chrétien. La Croix existe précisément parce que l’homme ne peut se sauver seul. » Ceci est vraiment faire preuve d’ignorance. Ou bien s’agit-il d’un signe de mauvaise foi afin de faire porter des intentions trompeuses au pape Léon XIV et de lui faire dire ce qu’il n’a pas dit.

Le directeur éditorial de l’agence de presse Zenit, Jorge Enrique Mújica, écrit au sujet de l’encyclique “Magnifica Humanitas” : « Le titre lui-même est bien plus qu’une simple figure de style : il proclame la conviction que la dignité humaine demeure « magnifique », même à une époque où la puissance technologique menace de la comprimer, de la redéfinir, voire de la marchandiser. » Mario Aguilar Joya écrit pour sa part : « Il est primordial, lors de la lecture de la Bible ou d’un ouvrage théologique, de tenir compte du contexte de sa rédaction. Hors de ce contexte, le texte est indéniablement amoindri et perd de sa valeur. Ceci vaut également pour d’autres domaines tels que la littérature, la médecine et la bioéthique, parmi de nombreuses autres disciplines sans lien avec la religion. C’est pourquoi, afin de mieux interpréter la première encyclique papale, Magnifica Humanitas, sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle, il convient de préciser que toutes les encycliques papales tirent leur nom des deux premiers mots latins qui les initient. Il s’agit de l’incipit, du latin « incipiere », qui signifie « commencer », car c’est ainsi que débute le texte. Ainsi, Magnifica Humanitas signifie Magnifique Humanité. »

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Le 23 mai 2026, le directeur général de Desde la Fe (un média appartenant à l’archidiocèse de Mexico), Javier Rodríguez Labastida, a rencontré le cardinal Carlos Aguiar Retes, archevêque primat du Mexique.

Le cardinal explique que les encycliques sont axées sur des aspects doctrinaux fondamentaux, contrairement aux exhortations apostoliques, qui sont davantage orientées vers le ministère de guider les fidèles afin qu’ils mettent en pratique les enseignements de l’encyclique. « Ce que nous devons aborder avec cette première encyclique est vraiment admirable ; j’ai été très surpris par le nom qu’il lui a donné », explique Don Carlos Aguiar. « Le terme “magnifique” s’apparente davantage à un adjectif, tandis que “humanitas s’apparente davantage à un nom. C’est-à-dire que le magnifique — qui est ce que signifie magnifica, « magnifique » — devrait être donné à cette humanitas », c’est-à-dire à l’humanité.

« Le terme “humanitas” est également facilement compris et reconnu comme important par tous, car il désigne les êtres humains, et les humains sont différents des animaux et de toutes les autres espèces de la création. Humanitas signifie que cet être est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, que tout le reste est fondamentalement différent. La création, dans tous ses autres éléments, existe en relation avec cet être humain », dit-il.

Quant à leur prononciation, les deux termes sont des mots proparoxytoniques, c’est-à-dire qu’ils ont l’accent sur l’antépénultième syllabe : « Magnifica Humanitas ». Cette condition humaine, explique le cardinal, « nous confère une grande responsabilité, tant pour la préservation de la création, de ce que Dieu nous a donné comme demeure, que pour le soin les uns des autres et surtout pour les relations interpersonnelles entre les êtres humains. » Le cardinal l’explique par un exemple très simple :

« Quand quelqu’un, par exemple, aide à nourrir une personne affamée et qui n’a rien à manger, on se dit : “Quel homme humain !” Ou quand un migrant trouve refuge, il y a eu une expérience humaine ; c’est-à-dire qu’il a considéré l’autre avec la même dignité que lui-même. C’est cela, l’humanité. »

Ce que le Pape souhaite nous transmettre par ce terme, c’est l’importance de rendre à chaque être humain ce qui lui est dû et de respecter sa dignité. « Et cela devrait être magnifique », souligne-t-il.

EN CONCLUSION, je crois qu’il ne faut pas chercher l’ennemi là où il n’est pas. Nous pouvons très certainement le trouver ailleurs. Par exemple, comme l’écrit Aprajita Nefes, « à travers des lignées sanguines humaines spécifiques et des réseaux qui contrôlent la finance mondiale, les guerres, les médias et la politique depuis des siècles. Ce sont les vrais opérateurs qui poussent la banque centrale, les guerres interminables, le Grand Reset, le transhumanisme et le réseau de contrôle numérique ». ◾


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6 juin 2026

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