PROTECT YOUR DNA WITH QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayOrmuz, Malacca, Taïwan, Gibraltar, pas de Calais… des détroits cruciaux pour le trafic maritime mais qui sont aussi vulnérables. Un grain de sable dans le système et les répercussions peuvent être redoutables, alors que 90% des échanges mondiaux se font par voie maritime. Invité : Stéphane Graber, directeur général de la Fédération internationale des associations de transitaires et assimilés (FIATA) Présentation : Laurent Huguenin-Elie Au sommaire : 00:00 Détroits, à hauts risques 02:13 Les détroits stratégiques au cœur du commerce international 05:51 Stéphane Graber: Il y a une "succession d'événements qui perturbent les chaînes d'approvisionnement" 11:02 Les détroits maritimes, zones sensibles pour la piraterie 13:35 Stéphane Graber: "On a un problème de respect du droit maritime" 18:48 Erdogan veut faire creuser un nouveau canal pour désengorger le détroit du Bosphore 21:17 Stéphane Graber: Le Bosphore est "un point d'étranglement assez sensible" 25:58 En 1968, le canal de Suez est bloqué depuis un an, suite à la guerre des Six jours Les conséquences du blocage du détroit d'Ormuz se font sentir sur tous les continents, avec la hausse du prix des carburants. Certains pays craignent pour leur approvisionnement. Les Philippines ont même déclaré un état d'urgence énergétique. L'ONU alerte aussi sur le risque d'une crise alimentaire mondiale. Car c'est par le détroit d'Ormuz que transitent - en temps normal - près de 20% du pétrole, 25% du gaz ainsi qu'une part importante des engrais. Ormuz est l'un des goulets d'étranglement où le trafic maritime mondial se concentre. La péninsule arabique en compte deux autres: le détroit de Bab el-Mandeb - entre le Yémen, Djibouti et l'Erythrée - et le canal de Suez, en Egypte. Ce dernier passage a été construit par l’homme et ouvert au 19e siècle. Alors que plus de 80% du volume des marchandises échangées dans le monde transite par voie maritime, les détroits et canaux les plus importants sont des espaces stratégiques et convoités où toute perturbation a des effets en cascade. Leur géographie les rend également vulnérables aux actions de certains Etats ou aux accidents. En 2021, par exemple, un gigantesque porte-conteneurs de 400 mètres de long s'était échoué dans le canal de Suez et avait bloqué le trafic pendant six jours. Le passage du détroit de Bab el-Mandeb a aussi été fortement perturbé par des attaques menées par les Houthis - qui contrôlent une partie du Yémen - en réaction à la guerre entre Israël et le Hamas, à Gaza. Ces dernières années, une succession d'événements ont perturbé les chaînes d'approvisionnement qui passent par ces détroits et canaux, rappelle Stéphane Graber, directeur général de la Fédération internationale des associations de transitaires et assimilés (FIATA) : "Il y a eu le Covid. Il y a eu l'Evergreen [le porte-conteneurs de 400m, ndlr.] avec la fermeture du canal de Suez. Et maintenant Ormuz. Il y a eu la guerre entre la Russie et l'Ukraine [qui a perturbé le trafic dans les détroits turcs du Bosphore et des Dardanelles]. Chaque fois que ces événements interviennent, la question qui se pose est de savoir comment s'assurer que l'approvisionnement puisse arriver à destination. Il y a vraiment un travail pour trouver des options, pour réorganiser des routes." Pour le responsable de la FIATA - qui représente le secteur des entreprises de logistique, chargées de s'assurer qu'une marchandise passe d’un point de départ à un point d’arrivée - les options alternatives existent mais vont être plus coûteuses. Elle "vont nous éloigner d'un optimum économique et amener une augmentation de coût", souligne-t-il. "Le contournement par le cap de Bonne-Espérance, c'est quinze jours de plus, vingt jours par mauvais temps. C'est 30% à 50% de plus de fioul, 60% d'émissions de CO2 supplémentaires." Deux des détroits les plus fréquentés se trouvent sur les routes d’importations et d’exportations de la Chine: le détroit de Taïwan - une zone extrêmement sensible puisque la Chine considère l'île de Taïwan comme faisant partie de son territoire - et le détroit de Malacca. Vingt-quatre pourcent du commerce par voie maritime transite par ce dernier passage. Trois pays bordent le détroit de Malacca: l'Indonésie, la Malaisie et Singapour. Plusieurs autres Etats disposent d'installations militaires dans la zone, comme la Chine, les Etats-Unis ou encore l'Inde. "On a un problème de respect du droit maritime qui assure la libre circulation dans ces détroits et sur ces routes internationales, du fait que ces voies sont prises en otage pour amener d'autres parties à discuter ou à négocier. Cela pousse aussi à une certaine sécurisation par les Etats de ces goulets d'étranglement", estime Stéphane Graber. Le site de Géopolitis : https://www.rts.ch/emissions/geopolitis/ #détroits #ormuz #piraterie


















.png)






.jpg)



English (US) ·
French (CA) ·